Témoignage perte de poids après arrêt des antidépresseurs : reprendre son corps… et sa vie en main

Témoignage perte de poids après arrêt des antidépresseurs : comment retrouver son équilibre

« Je ne me reconnaissais plus. Mon visage, mes vêtements, mon énergie : tout avait changé. Ce n’était pas juste la dépression. C’était aussi les antidépresseurs. Quand j’ai décidé, avec mon médecin, de les arrêter progressivement, j’ai aussi décidé de me retrouver. »

Ces mots, c’est ceux d’Anaïs, 36 ans, qui témoigne aujourd’hui de sa perte de poids après l’arrêt des antidépresseurs. Son histoire n’est pas unique. Beaucoup de personnes racontent un rapport au corps transformé pendant un traitement antidépresseur — souvent avec prise de poids, mais parfois aussi avec stabilisation, voire perte de poids.

Mais que se passe-t-il vraiment ? Est-ce systématique ? Est-ce que les antidépresseurs font grossir ? Et surtout, comment vivre ce moment d’arrêt sans tomber dans la culpabilité ou les régimes drastiques ?

Le poids sous antidépresseurs : une question encore taboue

Certaines personnes prennent entre 5 et 10 kilos en quelques mois de traitement, sans que l’alimentation ait changé. Pour d’autres, c’est une perte d’appétit, ou des fringales incontrôlables. Le métabolisme peut ralentir, le sommeil être perturbé, les envies de sucre exploser. Bref, ce n’est pas dans la tête.

Anaïs explique :

“Au bout de 6 mois sous antidépresseur, j’avais pris 9 kilos. Et pourtant, je ne mangeais pas plus. Mais j’étais fatiguée tout le temps, je ne bougeais plus, et je dormais mal. Mon corps était comme anesthésié.”

Le bupropion, la fluoxétine, ou encore la mirtazapine n’ont pas le même effet sur tout le monde. Il est donc crucial d’en parler sans honte avec son médecin. Parfois, changer de molécule ou rééquilibrer les doses suffit.

comment fonctionnent les antidépresseurs

Comment arrêter les antidépresseurs sans danger ?

C’est une étape délicate. L’arrêt des antidépresseurs se fait progressivement, parfois sur plusieurs mois. Il doit toujours être encadré par un professionnel, surtout si la dépression initiale était sévère ou liée à un événement hormonal comme une dépression post-partum.

Anaïs insiste :

“Je ne voulais pas juste arrêter pour maigrir. J’allais mieux, je sentais que j’avais les ressources. Mais j’ai fait ça main dans la main avec mon psy. Il m’a prévenue qu’il pouvait y avoir des effets de sevrage.”

Parmi ces effets : anxiété, insomnie, troubles digestifs… ou au contraire, une libération d’énergie bienvenue. Le poids commence parfois à se réguler naturellement une fois que les neurotransmetteurs reprennent leur rythme.

Ce qui a changé après l’arrêt : “Je me suis remise à bouger”

Le moment de l’arrêt des antidépresseurs a souvent un effet rebond positif : la fatigue diminue, la clarté mentale revient, et la motivation à prendre soin de soi réapparaît.

“Je me suis mise à marcher tous les jours. Rien de fou, mais je reprenais plaisir à sentir mon corps. J’ai aussi réorganisé mes repas. Plus de choses fraîches, plus de légumes. Et j’ai revu mes habitudes émotionnelles autour du sucre.”

Les aliments anti déprime jouent ici un rôle important. Certains, comme les poissons gras, les noix, les légumineuses ou le chocolat noir, soutiennent naturellement la production de sérotonine et aident à la régulation de l’humeur. Une bonne hygiène alimentaire peut accompagner le corps dans sa reconquête, sans frustration ni obsession.

Le piège : vouloir aller trop vite

L’envie de “retrouver son corps d’avant” peut être forte. Mais attention à ne pas tomber dans la restriction, les régimes punitifs ou les objectifs irréalistes.

Anaïs raconte :

“J’ai perdu 6 kilos en 3 mois. Pas parce que je me suis privée, mais parce que j’étais plus vivante. Je me suis réconciliée avec mon corps doucement. C’était un mouvement global, pas juste un chiffre sur la balance.”

Ce retour progressif à soi peut aussi s’accompagner de reprise d’activités douces, comme le yoga, la marche, la danse libre ou le jardinage. Ce sont autant d’activités autorisées pendant un arrêt de travail pour dépression, qui favorisent le mouvement sans pression.

Et si la prise de poids était une étape… utile ?

Certains thérapeutes rappellent que le corps sous antidépresseur est souvent en mode protection. Il emmagasine, ralentit, se replie pour survivre. Ce n’est pas une trahison, mais un mécanisme de survie.

“J’ai cessé de me haïr. J’ai compris que mon poids m’avait protégé, symboliquement. Et que perdre ces kilos, c’était possible… mais seulement si je me respectais enfin.”

Témoignage croisé : Manon, 28 ans, après une dépression post-partum

“Après la naissance de ma fille, j’ai sombré. On m’a mise sous traitement rapidement, car je ne dormais plus, je pleurais tout le temps. J’ai pris 12 kilos. Et puis, quand j’ai commencé à aller mieux, mon psychiatre m’a proposé une réduction douce. J’ai repris la marche avec ma fille, j’ai réappris à manger pour nourrir, pas pour combler. J’ai perdu 8 kilos en 6 mois. Je ne veux pas redevenir celle d’avant. Je veux devenir celle que je suis maintenant, en paix.”

✦ Ce qu’il faut retenir

  • La prise de poids sous antidépresseur est fréquente, mais pas systématique.
  • L’arrêt du traitement doit être progressif et encadré.
  • La perte de poids peut survenir naturellement, par reconnexion à soi et meilleure hygiène de vie.
  • Bouger, dormir, bien manger, ce n’est pas “faire un régime”, c’est se remettre à vivre.

Checklist – Retrouver son équilibre après un traitement antidépresseur

💊 Si tu envisages d’arrêter ton traitement :

  • Parler à ton médecin (ne jamais arrêter seul.e)
  • Préparer une réduction progressive sur plusieurs semaines
  • Mettre en place un soutien psy ou groupe de parole
  • Créer un carnet d’humeur pour suivre ton état jour après jour

🍴 Côté alimentation :

  • Privilégier les aliments anti-déprime
  • Réduire les produits ultra-transformés
  • Hydratation régulière
  • 3 repas équilibrés/jour, sans sauter de repas

🚶‍♀️ Côté mouvement :

  • Reprendre la marche, même 15 minutes par jour
  • Éviter la sédentarité prolongée
  • Trouver une activité qui fait plaisir (danse, balade, jardinage…)

🧘‍♀️ Côté esprit :

  • Écouter son corps, accepter les jours avec et sans
  • S’autoriser à ralentir
  • Dormir suffisamment
  • Entourer son quotidien de douceur (musique, odeurs, rituels…)

FAQ – Témoignage perte de poids arrêt antidépresseur

Est-ce que les antidépresseurs font grossir systématiquement ?

Non. Certaines molécules favorisent la prise de poids (comme la mirtazapine ou certains tricycliques), mais d’autres comme la fluoxétine ou le bupropion ont un effet neutre, voire amaigrissant. Chaque personne réagit différemment. Il est donc essentiel d’en parler avec un professionnel si tu remarques un changement significatif.

Comment arrêter les antidépresseurs sans risquer de rechute ?

L’arrêt doit être progressif et sur avis médical. Un sevrage brutal peut entraîner des effets secondaires physiques et psychiques. En parallèle, il est important de renforcer les autres piliers de la santé mentale : thérapie, alimentation, sommeil, activité physique douce, soutien social…

Est-ce que la perte de poids après arrêt des antidépresseurs est immédiate ?

Pas toujours. Certains voient leur appétit diminuer ou leur énergie revenir rapidement, ce qui peut favoriser une perte de poids naturelle. D’autres doivent patienter plusieurs mois avant que leur métabolisme ne retrouve son équilibre. L’important est de ne pas brusquer le corps.

Quels aliments privilégier après un traitement antidépresseur ?

Les aliments anti-déprime sont particulièrement recommandés :
Poissons gras (oméga-3)
Noix, amandes, chocolat noir (magnésium)
Légumineuses, riz complet (tryptophane)
Fruits frais riches en vitamine C
Ces aliments soutiennent l’humeur tout en favorisant une meilleure régulation de l’appétit.

Le sevrage de la paroxétine entraîne-t-il une perte de poids ?

Oui, le sevrage de la paroxétine peut entraîner une perte de poids chez certaines personnes. Cet antidépresseur est souvent associé à une prise de poids, et son arrêt peut provoquer une régulation de l’appétit et du métabolisme.

Observe-t-on une perte de poids après l’arrêt de la fluoxétine ?

L’arrêt de la fluoxétine peut parfois entraîner une perte de poids, mais les effets varient selon les individus. Contrairement à d’autres antidépresseurs, la fluoxétine a tendance à être neutre, voire à favoriser une légère perte de poids pendant le traitement.

L’arrêt de la sertraline fait-il maigrir ?

Oui, l’arrêt de la sertraline peut être associé à une perte de poids, notamment si le traitement avait provoqué une prise de poids. Le retour à un équilibre hormonal et émotionnel peut aussi jouer un rôle.

Existe-t-il des témoignages sur le sevrage de la mirtazapine ?

Oui, de nombreux témoignages sur le sevrage de la mirtazapine évoquent une perte de poids progressive après l’arrêt. Ce médicament étant connu pour stimuler l’appétit, son arrêt peut réduire les fringales et favoriser un retour à un poids plus stable.

Pourquoi certaines personnes disent “j’ai perdu 10 kilos après une dépression” ?

Cette perte de poids peut être liée à plusieurs facteurs : arrêt des antidépresseurs, diminution de l’appétit pendant la dépression, ou changements de mode de vie après une période difficile.

La perte de poids après arrêt d’un antidépresseur est-elle durable ?

Elle peut l’être, à condition d’adopter une hygiène de vie stable (alimentation équilibrée, activité physique). Sans cela, le poids peut fluctuer à nouveau.

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